« Pascal Praud prend fait et cause pour le RN » : Aymeric Caron annonce saisir l’Arcom après l’échange houleux entre l’animateur de CNews et Shannon Seban

Publié le 12 juin 2025 par: Être Heureux #etrehrx

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Un échange houleux sur CNews a provoqué une onde de choc politique et médiatique. Au cœur de la polémique : une invitée, un livre engagé, un animateur controversé, et la réaction indignée d’un député. Retour sur une séquence qui relance le débat sur le pluralisme de l’information à la télévision française.

Ce mardi 10 juin, Shannon Seban, élue Renaissance à Rosny-sous-Bois et présidente du parti dans le département de la Seine-Saint-Denis, était l’invitée de L’Heure des Pros sur CNews. Venue présenter son livre « Française, juive, et alors ? », elle entendait porter une parole engagée contre toutes les formes de discrimination, notamment l’antisémitisme et l’islamophobie. Mais dès les premières minutes de son intervention, le ton s’est durci.

Pascal Praud, figure polémique de la chaîne, n’a pas hésité à démolir l’ouvrage de son invitée en direct, le qualifiant de « bouillie intellectuelle » et de « méli-mélo de phrases creuses ». Ce jugement lapidaire, prononcé avec virulence, a déclenché un malaise palpable sur le plateau, et soulevé des critiques bien au-delà du studio.

Aymeric Caron saisit l’Arcom et accuse un biais idéologique

Parmi les voix qui se sont élevées pour dénoncer cette séquence, le député de Paris Aymeric Caron a rapidement réagi sur le réseau X (ex-Twitter). Visiblement outré par le traitement réservé à Shannon Seban, il a annoncé saisir l’Arcom, l’autorité de régulation de l’audiovisuel. « CNews est censée produire de l’information, or ici, il n’y en a pas, » a-t-il écrit, pointant un déséquilibre flagrant dans la pluralité des opinions exprimées.

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Il va plus loin en accusant le plateau de CNews — animateur compris — d’avoir pris fait et cause pour le Rassemblement national, en s’opposant frontalement à l’analyse de Shannon Seban, qui dénonçait dans son livre les dérives antisémites et islamophobes qu’elle associe au parti d’extrême droite. Caron salue même « la lucidité » de l’élue, tout en regrettant que cette prise de parole ait été « tentée d’être humiliée en direct. »

Une séquence révélatrice d’un climat de polarisation médiatique

Ce qui aurait pu être un débat contradictoire autour d’un livre et d’un engagement personnel s’est transformé en règlement de comptes idéologique, où l’invitée s’est retrouvée isolée face à un plateau majoritairement critique, voire hostile. Un contexte qui relance une fois de plus les critiques concernant la ligne éditoriale de CNews, souvent accusée d’orienter ses débats dans une direction politiquement marquée.

La tension était d’autant plus forte que le débat portait sur deux formations politiques antagonistes : le Rassemblement national, classé à l’extrême droite par le Conseil d’État en mars 2024, et La France insoumise, étiquetée à gauche, mais souvent accusée par ses détracteurs d’être « d’extrême gauche. » Or, selon les observateurs, l’équilibre du débat semblait absent, avec une discussion univoque sur les dangers de LFI, mais peu de remise en question du RN.

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Une invitée piégée ou une maladresse éditoriale ?

La présence de Shannon Seban sur le plateau aurait pu offrir un moment de dialogue éclairé autour des discriminations et des fractures identitaires dans la société française. Mais face à un accueil glacial et des critiques cinglantes, son message s’est trouvé noyé dans une tempête d’hostilité. Certains dénoncent une forme de « piège médiatique », d’autres y voient une nouvelle manifestation de l’orientation droitière de certains segments de l’information télévisée.

La politicienne, engagée contre les discours haineux et les amalgames, n’a pas encore réagi publiquement à la polémique, mais les soutiens fusent sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une séquence « humiliante » et « indigne ».

Une régulation médiatique de plus en plus contestée

La réaction d’Aymeric Caron pose une nouvelle fois la question du rôle de l’Arcom dans la surveillance du paysage audiovisuel. Si l’instance peut être saisie par des citoyens ou des élus, elle reste critiquée pour sa lenteur et la rareté de ses sanctions, notamment à l’égard des chaînes accusées de dérives éditoriales.

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Ce nouvel épisode pourrait renforcer la pression sur le régulateur pour exiger un véritable pluralisme dans les débats télévisés, en particulier sur les chaînes d’information en continu, devenues des espaces d’opinion plus que de neutralité journalistique.

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